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Des chercheurs canadiens analysent la diffusion de la désinformation en ligne au sujet de la COVID-19

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Mardi 15 décembre 2020

Alors que les renseignements locaux et mondiaux sur la COVID-19 continuent à évoluer rapidement, les chercheurs en sciences humaines étudient la nature des théories de la désinformation et du complot, les méthodes de transmission de renseignements faux et les répercussions des fausses nouvelles sur nos comportements et notre bien-être psychologique.

Une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke (UdeS), en collaboration avec des partenaires internationaux, compile une macro-analyse des réponses aux renseignements liés à la COVID-19 à partir d’un large éventail de sources et de plateformes.

Les résultats compilés d’un sondage réalisé au Canada dans le cadre du projet montrent l’omniprésence de la désinformation en ligne.

  • Parmi les personnes interrogées, 38,4 % estiment que leur gouvernement cache des renseignements importants au sujet de la COVID-19.
  • 15,0 % pensent que l’industrie pharmaceutique est impliquée dans la propagation de la COVID-19.
  • 52,7 % des personnes interrogées savaient qu’elles avaient été exposées à des renseignements à propos de la COVID-19 qui se sont révélés faux.

« De ces constatations préliminaires, nous pouvons déduire qu’au moins une personne sur dix au Canada croit à une sorte de complot sur la cause de la pandémie actuelle », résume la professeur Marie-Ève Carignan, cochercheuse de l’étude et spécialiste des communications politiques et de crise. Parmi les autres chercheurs de l’UdeS qui participent au projet, mentionnons le professeur Gabriel Blouin-Genest, le professeur Marc D. David, la Dre Mélissa Généreux et le professeur Mathieu Roy.

Parallèlement, les chercheurs de l’Université Royal Roads, en partenariat avec une équipe de l’Université Ryerson, cherchent à mieux comprendre les motivations des Canadiens à consommer du contenu en ligne. Dans leurs constatations préliminaires, la professeure Jaigris Hodson, le professeur George Veletsianos et la professeure Shandell Houlden ont constaté que si un contenu divertissant ou émotionnel s’avère très attrayant, les gens recherchent également un contenu qui comble les lacunes de leurs connaissances. Les utilisateurs en ligne partageront volontiers des renseignements qui semblent susceptibles de les protéger, ainsi que leurs amis et leur famille, et ils partageront du contenu dans le but de corriger la désinformation.

Les recherches préliminaires montrent également que la crédibilité est une mesure subjective déterminée par un certain nombre de facteurs. Les niveaux de crédibilité peuvent être établis en fonction de l’expertise de la source d’information, des croyances et valeurs existantes d’une personne et de la question de savoir si la source d’information semble agir de manière à s’harmoniser avec son message.

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