Prix du Canada

Prix du Canada

Les Prix du Canada célèbrent leur 25e anniversaire en 2016. Décernés pour la première fois en 1991, les prix sont attribués chaque année aux meilleurs livres savants en sciences humaines et sociales ayant bénéficié du soutien financier du Prix d’auteurs pour l’édition savante (PAES). Les ouvrages des lauréats apportent une contribution exceptionnelle à la recherche, sont rédigés de façon intéressante et enrichissent la vie sociale, culturelle et intellectuelle du Canada.

Chaque année, quatre prix de 2 500 $ sont décernés:

  • Prix du Canada en sciences humaines
  • Prix du Canada en sciences sociales
  • Canada Prize in the Humanities
  • Canada Prize in the Social Sciences

Prix du Canada 2016

Pour célébrer 25 ans de livres savants exceptionnels

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Dernières nouvelles

Décernés pour la première fois en 1991, les Prix du Canada célèbrent leur 25e anniversaire cette année.

Les lauréats des Prix du Canada 2016 sont dévoilés! Voir la liste complète ci-dessous. Pour en savoir plus, veuillez consulter le communiqué de presse et la trousse médias.

Les lauréats seront célébrés au cours d’un événement spécial qui aura lieu pendant le Congrès des sciences humaines 2016 à la University of Calgary, dans l’après-midi de dimanche 29 mai. Cet événement sera ouvert au public. Cliquez ici pour plus de détails.


Lauréats des Prix du Canada 2016

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les lauréats des Prix du Canada 2016. Les lauréats de cette année sont :

Prix du Canada en sciences humaines

Caroline Durand
Nourrir la machine humaine : Nutrition et alimentation au Québec, 1860-1945
McGill-Queen’s University Press

Citation du jury : Nous devons à Caroline Durand une étude de grande érudition portant sur la nutrition et l’alimentation au Québec entre l’avènement de l’industrialisation et la Deuxième Guerre mondiale. Ce travail monumental, d’une envergure peu commune, se situe à la croisée de l’histoire de la santé, de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle et de l’histoire des femmes. Aboutissement d’une recherche remarquablement exhaustive, Nourrir la machine humaine compare, dans un style direct et plein de vigueur, une multitude de discours portant sur l’alimentation et les pratiques culinaires (littérature, livres de recettes, articles de journaux, pamphlets publicitaires, textes de loi, brochures religieuses, traités de médecine, etc.). En entrecroisant finement grandes et petites histoires sans jamais perdre de vue le contexte canadien, continental et impérial, cette démarche originale montre comment l’évolution des pratiques alimentaires, loin de dépendre simplement de la sphère intime et des choix individuels, procède en fait de mécanismes complexes, actionnés par les mondes de l’industrie, de la recherche, de l’Église catholique et, ultimement, de la politique nationale et internationale. Grâce à Caroline Durand, la communauté des chercheurs comme le grand public des passionnés d’histoire ne verront plus leur garde-manger du même œil. Ils reconnaîtront dorénavant en celui-ci un terrain stratégique où s’opèrent des jeux de pouvoirs dissimulés qui, pendant longtemps, ont mis le progrès scientifique au service du conservatisme social.

Professeure adjointe d’histoire et d’études canadiennes à Trent University, Caroline Durand a effectué des recherches sur de nombreux phénomènes culturels s’étendant à la musique populaire, à l’art culinaire et à la modernité ainsi qu’aux notions de nationalisme et de libéralisme. Ses travaux contribuent à l’histoire sociale, culturelle, politique et intellectuelle du Québec et du Canada français et au plus vaste domaine des études critiques sur l’alimentation.

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

Prix du Canada en sciences sociales

Caroline Caron
Vues, mais non entendues. Les adolescentes québécoises et l'hypersexualisation
Presses de l’Université Laval

Citation du jury : Par son étude rigoureuse et magistrale d’un phénomène social hautement médiatisé, objet de multiples controverses, Caroline Caron atteint deux objectifs fondamentaux en sciences sociales. D’une part, elle cherche à déconstruire certains mythes et préjugés véhiculés par le discours social au sujet des adolescentes et pré-adolescentes, en remettant précisément en question la façon dont les médias et les débats publics présentent la supposée hyper sexualisation des jeunes filles. Son analyse des discours médiatiques est sur ce point fouillée, imparable et d’une grande fermeté théorique. D’autre part, elle se consacre, par une série d’entrevues sur le terrain extrêmement bien présentées et articulées, à redonner une voix à ce groupe qui est si souvent relégué à ce qu’on choisit de dire d’elles et qui les constitue comme l’invariable tiers exclu du discours : les adolescentes concernées par la polémique. Faisant preuve d’une grande rigueur méthodologique et théorique, Caron fait parler ces jeunes filles hors des condamnations collectives et des habituels cadres moraux portés par les regards extérieurs. Elle leur redonne ainsi leur identité et leur propre conscience, ce qui leur permet enfin de passer de la condition d’objet de réprobation ou de désirs mal réprimés au statut de sujet réflexif et agissant. Dans l’actuel contexte pancanadien et québécois de l’objectification constante (et souvent dangereuse) des jeunes filles et de leur corps, cette importante étude vient à point nommé pour aider à poser les questions justes et pertinentes sur ce sujet d’une actualité brûlante.

Caroline Caron est professeure au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais. Spécialiste des études de genre en communication et de l’analyse des discours médiatiques, Caroline Caron mène présentement des travaux de recherche financés par le FRQSC et le CRSH sur les médias sociaux, l’engagement civique des jeunes et le sexisme dans les espaces publics numériques. Ses articles ont paru dans des revues savantes telles que Lien Social et Politiques, Canadian Review of Sociology, Journal of Youth Studies et Communication.

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

 

Canada Prize in the Humanities

Brian Young
Patrician Families and the Making of Quebec: The Taschereaus and McCords
McGill-Queen’s University Press

Citation du jury : Patrician Families and the Making of Quebec: The Taschereaus and McCords retrace sur l’espace de quatre générations le parcours captivant de deux dynasties patriciennes du Québec, depuis leur arrivée sur le continent américain au XVIIIe siècle jusqu’aux perspectives incertaines des années trente. En chemin, Brian Young montre de façon adroite les liens étroits que les familles McCord et Taschereau ont entretenus avec les grandes forces économiques, culturelles, sociales et religieuses à l’œuvre au Québec, les façonnant et en étant à leur tour façonnées. Outre l’impressionnant corpus de recherche auquel Young puise, les lecteurs seront attirés également par un livre magnifiquement produit et dont les riches illustrations contribuent à animer le récit.

Brian Young détient le titre de professeur James McGill en histoire canadienne (émérite) à l’Université McGill. Il est membre fondateur du Groupe d’histoire de Montréal et membre actif du Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ). Ses intérêts s’étendant à des domaines érudits, à l’enseignement de l’histoire et à sa vulgarisation, il a siégé aux conseils d’administration de la Société d’histoire du Canada, du Musée McCord d’histoire canadienne, du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC), de l’Institut d'histoire de l'Amérique française et de la Société historique du Canada. Il a été rédacteur-fondateur de la collection History of Quebec / Études d'histoire du Québec publiée par la McGill-Queen's University Press. Membre de la Société royale du Canada, il a reçu deux fois le Prix Lionel-Groulx décerné annuellement au meilleur ouvrage sur l’Amérique française. D’autres distinctions comprennent une bourse de recherche Killam, le Prix Gérard Parizeau et le Prix international du Gouverneur général en études canadiennes (2010). Un grand nombre de ses ouvrages sont accessibles en traduction et sept livres ont été publiés par McGill-Queen’s University Press.

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

Canada Prize in the Social Sciences

Nancy Turner
Ancient Pathways, Ancestral Knowledge: Ethnobotany and Ecological Wisdom of Indigenous Peoples of Northwestern North America. Volume 1 and Volume 2
McGill-Queen’s University Press

Citation du jury : Ancient Pathways, Ancestral Knowledge, de Nancy Turner est un étonnant travail d’érudition et l’aboutissement de 40 ans d’engagement collaboratif avec les communautés autochtones et les écosystèmes naturels du Pacifique Nord-Ouest. En tout premier lieu, Turner consigne par écrit l’analyse détaillée d’un savoir ancestral accumulé depuis des milliers d’années et dont une grande partie est à l’heure actuelle en danger de se perdre. Mais l’auteure ne se limite pas à documenter ce passé et rend compte, de façon richement détaillée, des voies par lesquelles les connaissances écologiques traditionnelles du monde botanique peuvent servir de passerelle vers une compréhension plus approfondie de tout ce qui s’étend des mouvements migratoires, de la mutation linguistique, des stratégies de quête de nourriture et des pratiques médicinales à la culture matérielle et à la vision philosophique du monde des peuples autochtones. Écrit dans un style direct et intelligible, abondamment accompagné de photographies, d’illustrations et de tableaux, le livre dans sa forme achevée est étonnamment accessible, considérant la profondeur et l’intensité du savoir à l’œuvre. Un accomplissement exceptionnel.

Nancy Turner est professeure distinguée et professeure Hakai en ethnoécologie à l’École d’études environnementales, University of Victoria. Elle a collaboré pendant plus de 45 ans avec les aînés des Premières Nations et les spécialistes culturels de la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord en aidant à documenter, préserver et promouvoir leurs connaissances traditionnelles des plantes et des milieux naturels. Ancient Pathways, Ancestral Knowledge représente la quintessence de ses travaux de recherche à long terme. Elle est aussi l’auteure, coauteure ou coresponsable de 19 autres ouvrages, ainsi que de plus de 120 chapitres de livres et articles à comité de lecture. Elle a reçu de nombreuses distinctions pour ses travaux, y compris le Richard Evans Schultes Award in Ethnobotany de la Healing Forest Conservancy, la Médaille Lawson de l’Association botanique du Canada pour ses contributions exceptionnelles au domaine de l’ethnobotanique et le titre de Botaniste économique de l’année de la Society for Economic Botany (SEB). Elle appartient à l’Ordre de la Colombie-Britannique et à l’Ordre du Canada. Elle est également membre de la Société royale du Canada et lauréate de la Fondation Pierre Elliott Trudeau.

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

 

Félicitations aux lauréats !

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Finalistes pour les Prix du Canada 2016

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les finalistes pour les Prix du Canada 2016. Les finalistes de cette année sont :

Prix du Canada en sciences humaines

Prix du Canada en sciences sociales

Canada Prize in the Humanities

Canada Prize in the Social Sciences

Félicitations à tous les finalistes!

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Les jurys des Prix du Canada 2016

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les membres des jurys des Prix du Canada 2016.

Membres du jury : Prix du Canada en sciences humaines 2016

Yves Frenette est professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones à l'Université de Saint-Boniface. Il a fait paraître deux livres et plus de 100 chapitres et articles scientifiques. En outre, il a dirigé ou codirigé une quinzaine d’ouvrages collectifs. Avec Étienne Rivard et Marc Saint-Hilaire, il a publié en 2012 l’atlas historique La francophonie nord-américaine, récipiendaire du Prix de l'Assemblée nationale 2012 décerné par l'Institut d'histoire de l'Amérique française. Frenette est aussi membre de la Société royale du Canada.

 

Yan Hamel est professeur à la TÉLUQ (Université du Québec) où il conçoit des cours à distance multimédia portant sur la culture québécoise et sur la littérature. Il est auteur de La bataille des mémoires. La Seconde Guerre mondiale et le roman français et L’Amérique selon Sartre, pour lequel il s’est vu décerner le Prix du Canada en sciences humaines 2015. Yan Hamel a été président de la North American Sartre Society et il est membre du conseil d’administration du Groupe d’études sartriennes.

Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Elle a été professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM de 1992 à 2012.  Elle a été vice-doyenne à la recherche et à la création de la faculté des Arts de l’UQAM (2010-2013). Peintre, elle a, depuis une vingtaine d’années, développé une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire, en particulier celle des femmes. Ses œuvres font partie de différentes collections dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal et de la Galerie de l’UQAM. En 1996, elle a fondé, avec Louise Déry directrice de la Galerie de l’UQAM, les Éditions les petits carnets.

Membres du jury : Prix du Canada en sciences sociales 2016

Daniel Béland est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques publiques à la Johnson-Shoyama Graduate School of Public Policy (University of Saskatchewan). Spécialiste des politiques sociales et fiscales, il a publié 14 livres et plus de 100 articles dans des revues avec comité de lecture. De 2010 à 2013, il a été coprésident (sciences sociales) du Conseil scientifique du Prix d’auteurs pour l’édition savante.

Membre fondateur et directeur principal d’Équiterre, Steven Guilbeault s’intéresse aux questions environnementales et particulièrement au dossier des changements climatiques. Au cours des vingt dernières années, il a travaillé chez Greenpeace Canada et Greenpeace International, a été consultant sénior pour Deloitte et Touche et chroniqueur pour de nombreux médias. En 2009, il a fait paraitre un premier livre : Alerte! Le Québec à l’heure des changements climatiques, portant sur son expérience des négociations internationales sur le climat. En 2012, l’Université de Montréal lui a remis la Médaille de l’Université pour son parcours professionnel. Son deuxième livre, Le prochain virage, écrit avec François Tanguay, est paru en 2014

Dominique Perron est professeure d’études québécoises à la University of Calgary, où elle a enseigné de 1990 jusqu’à sa retraite en 2015.  Auteure de Le Nouveau Roman de l’Énergie Nationale : Analyse des discours promotionnels d’Hydro-Québec de 1964 à 1997, elle a été retenue comme finaliste pour le Prix Raymond Klibansky en 2006. Son ouvrage récent L’Alberta Autophage : Identités, mythes et discours du pétrole dans l’Ouest canadien, a été finaliste pour le Prix du Gouverneur général 2013 dans la catégorie Essais et a mérité le Prix du Canada en sciences sociales 2015.

 

Membres du jury : 2016 Canada Prize in the Humanities

Bronwyn Drainie est une journaliste culturelle qui a beaucoup travaillé dans le secteur de la radiotélévision canadienne et celui de la presse écrite. Dans les années 1970, elle a animé l’émission “Sunday Morning” à la radio de la CBC, a tenu dans les années 1980 et 1990 une rubrique d’affaires culturelles dans la Globe and Mail et a été rédactrice en chef de la Literary Review of Canada de 2003 à 2015.

Stephen Henighan est professeur d’études hispaniques à la University of Guelph. Il a publié abondamment sur les littératures d’Amérique latine, de l’Afrique lusophone et du Canada anglais. Citons, parmi ses ouvrages récents, A Report on the Afterlife of Culture, A Green Reef: The Impact of Climate Change et Sandino's Nation: Ernesto Cardenal and Sergio Ramírez Writing Nicaragua, 1940-2012, pour lequel il a été sélectionné comme finaliste pour le Canada Prize in the Humanities 2015.

Ronald Rudin est professeur d’histoire et codirecteur du Centre d’histoire orale et de récits numérisés à l’Université Concordia. Auteur de nombreux ouvrages et, tout récemment, du livre primé Remembering and Forgetting in Acadie, il a été distingué pour ses films documentaires et sites Web multimédias. Responsable universitaire du Congrès des sciences humaines 2010, il a bénéficié du soutien financier de la Fondation Trudeau  pour ses travaux de recherche. Il est également membre de la Société royale du Canada.

Membres du jury : 2016 Canada Prize in the Social Sciences

Michael Asch est professeur d’anthropologie à la University of Victoria et professeur émérite à la University of Alberta. En 2001, la Société canadienne d’anthropologie a honoré ses contributions dans le domaine de l’anthropologie appliquée en lui décernant le prix Weaver-Tremblay. M. Asch a occupé les fonctions de président de la Société canadienne d’anthropologie, d’associé de recherche principal de la Commission royale sur les peuples autochtones et de directeur du projet de cartographie Dénés/Métis. Il est actuellement membre du conseil consultatif de Smithsonian - Folkways Records. Il est l’auteur de nombreux livres, y compris Home and Native Land, Aboriginal and Treaty Rights in Canada et, plus récemment, On Being Here to Stay, pour lequel il a merité le Canada Prize in the Social Sciences en 2015.

Joseph Heath est professeur au Département de philosophie et à la School of Public Policy and Governance (University of Toronto). Membre de la Société royale du Canada et lauréat de la Fondation Trudeau, Heath est l’auteur de plusieurs publications, aussi bien populaires qu’universitaires. Son ouvrage le plus récent, Morality, Competition and the Firm, est un recueil d’articles consacrés à l’éthique commerciale et aux fondements normatifs des économies de marché. Il est également l’auteur de Enlightenment 2.0, qui a remporté le Prix Shaughnessy Cohen pour une œuvre politique en 2015.

 

Linda Kealey est professeure émérite du Département d’histoire à la University of New Brunswick. Ses publications et recherches les plus récentes ont porté principalement sur l’histoire des soins de santé au Canada et notamment sur le rôle des femmes infirmières ainsi que sur les expériences des travailleuses domestiques à Terre-Neuve au cours du XXe siècle. Auparavant, ses travaux s’étaient concentrés sur le travail des femmes canadiennes et leur participation au marché du travail et aux politiques socialistes du XXe siècle. Ses travaux témoignent en outre de son engagement dans le mouvement des femmes de la fin des années 1960. Elle a été également responsable universitaire du Congrès des sciences humaines 2011.

 

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