Communiqués de presse

Les retraités qui trouvent du travail ne sont pas ceux qui en ont besoin

Une étude révèle que les retraités mieux nantis, mieux instruits et en santé trouvent plus facilement un poste

ST CATHARINES, Ontario – le 25 mai 2014 – Une nouvelle étude préparée par une diplômée de maîtrise de l’Université Western révèle que les retraités les plus susceptibles de retourner au travail ne sont pas ceux qui ont le plus besoin de travailler, mais plutôt ceux qui ont une feuille de route intéressante et qui ont conservé leur santé.

L’étude démontre également que les retraités qui éprouvent des troubles psychologiques après avoir quitté leur milieu du travail peuvent se soigner en obtenant des emplois qui permettent des échanges sociaux avec des gens qui ne sont pas des membres de leur famille.

Annie Gong qui entamera cet automne ses études de 3e cycle en sociologie à McGill a fait ses recherches sur les retraités au cours de sa maitrise à l’Université Western. Elle a présenté ses travaux de recherche de maîtrise portant sur le retour temporaire sur le marché du travail des retraités au Congrès 2014 de la Fédération des sciences humaines; elle a considéré également les troubles psychologiques qui peuvent accompagner la retraite.

Mme Gong s’est intéressée à ces questions en réfléchissant à l’avenir de ses propres parents, qui approchaient l’âge de la retraite. Elle s’est demandé si les gens seraient plus heureux s’ils remettaient l’âge de la retraite ou s’ils trouvaient un nouvel emploi après la retraite. Elle également voulu savoir quelles raisons motivaient le retour sur le marché du travail d’un retraité, et si ce retour offrait des avantages psychologiques.

Pour ce faire, elle a analysé les données d’une étude américaine qui, selon elle, s’applique bien au contexte canadien.

Elle a découvert que les retraités qui participent au marché du travail signalent moins de troubles psychologiques que ceux qui y sont absents.

Mais elle a également découvert que ce sont les retraités mieux nantis et mieux instruits, et qui avaient conservé leur santé, qui ont tendance à obtenir des emplois payants.

« On croit souvent que les retraités qui retournent travailler, retournent parce qu’ils manquent d’argent », dit-elle.

« Ce que j’ai trouvé, par contre, c’est que ce sont les retraités mieux nantis qui travaillent ».

Mme Gong affirme que lorsque vient le temps d’embaucher un retraité, les employeurs tendent à favoriser les gens qui avaient occupé un poste supérieur ou qui avaient travaillé dans un poste perçu comme étant important.

« Il y a des gens qui, après la retraite, trouvent un emploi complètement différent : travailleur chez Walmart, par exemple, dit-elle. Mais peu importe, les employeurs ont tendance à embaucher des gens qui sont plus instruits et qui ont de l’expérience ».

Elle ajoute que ce sont les retraités qui ont conservé leur santé qui sont les plus susceptibles de retourner au travail, ce qui favorise les gens qui ont eu un emploi qui leur a permis de demeurer en santé (et d’éviter des blessures).

Selon Mme Gong, le manque d’échanges sociaux et d’une identité incitent souvent les retraités à vouloir retourner au travail.

Elle a également cherché à savoir quelles sortes d’échanges sociaux permettraient de palier aux troubles psychologiques qui accompagnent parfois la retraite. Elle a trouvé que même là où la famille et le conjoint offraient leur soutien, seuls les échanges sociaux avec les amis ou les pairs permettaient d’éviter les troubles psychologiques.

« La source du stress, c’est donc le fait de ne pas pouvoir travailler à l’extérieur du cadre familial », explique-t-elle.

« Lorsque les gouvernements songent à des politiques pouvant améliorer le bien-être des retraités, il serait bon de songer non seulement à des emplois, mais à des emplois qui permettent des échanges sociaux ».

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