Communiqués de presse

Un nouveau système de circonscriptions pour les Autochtones et les Francophones hors Québec?

Un chercheur montréalais propose la création de circonscriptions électorales fédérales non-contiguës afin d’augmenter la représentation au Parlement des Autochtones et des Francophones hors Québec.

Mike Medeiros est étudiant au doctorat et un chargé de cours au département des Sciences politiques à l’Université de Montréal. Dans un rapport préparé avec Benjamin Forest de l’Université McGill, il affirme que la loi canadienne n’interdit pas le morcèlement des circonscriptions. Elles pourraient donc être composées de villes, villages, cantons ou lieux éparpillés et qui ne seraient pas géographiquement reliés les uns aux autres.

Au Congrès 2013 de la Fédération des sciences humaines, M. Medeiros proposera la création de circonscriptions électorales non-contiguës au profit de deux groupes : les Autochtones et les Francophones hors Québec.

Les Autochtones vivent des problèmes socio-économiques importants, et leur population croît rapidement. Mais leur population n’est pas suffisamment concentrée pour permettre la création d’un bloc solide d’électeurs. Bien que formant 4,4% de la population du pays, ils ne sont majoritaires que dans quatre circonscriptions, soit 1,2% du nombre total de circonscriptions.

Les Francophones hors Québec forment 4% de la population du pays, mais ne sont la majorité que dans deux circonscriptions. Une meilleure représentation au Parlement permettrait, selon M. Medeiros, de donner plus d’importance aux questions qui les concernent, qui sont très différentes de celles qui attirent l’attention du Québec.

M. Medeiros porte son attention sur ces groupes parce que les Anglophones, les Francophones et les Autochtones sont les seuls à qui la Constitution accorde des droits collectifs.

Il ne précise pas tous détails de sa proposition. Par exemple, il affirme qu’une circonscription pourrait être dessinée pour créer une majorité d’électeurs Autochtones, ou simplement pour réunir un certain pourcentage d’électeurs du groupe. (Un groupe qui forme au moins 35% de la population d’une circonscription devient incontournable, dit-il).

« Cette proposition offre plusieurs alternatives quand vient le temps de dessiner la carte électorale », affirme M. Medeiros. Il ajoute qu’elle a aussi l’avantage de pouvoir être mise en œuvre immédiatement.

« Au Canada, la représentation proportionnelle ne passe pas, dit-il. Il est même difficile de vendre l’idée d’une réforme majeure du système électoral ».

Il veut par sa proposition montrer qu’il est possible d’apporter des changements importants sans bouleverser complètement le système électoral.

« Je ne dis pas qu’une proposition comme la nôtre va passer inaperçue, dit-il. Mais elle suscitera moins de controverse ».

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