PAES et Prix du Canada

PAES et Prix du Canada

Prix d’auteurs pour l’édition savante 

La Fédération administre également le Prix d’auteurs pour l’édition savante (PAES), un programme de subvention concurrentiel conçu pour appuyer la publication de livres savants. Dans le cadre du mandat du programme visant à soutenir des livres de grande érudition en sciences humaines qui apportent une contribution importante au savoir, le PAES investit annuellement 1,5 million de dollars dans la diffusion de la recherche canadienne et a facilité la publication de plus de 7 000 livres.

La Fédération appuie le libre accès et a élaboré une politique qui s’engage à promouvoir et faciliter activement la publication en libre accès des livres subventionnés par le PAES. La politique adoptée le 1er avril 2015 se fonde sur les principes suivants :

  • La Fédération appuie le libre accès
  • Un secteur de l’édition savante dynamique au Canada continue de revêtir une importance particulière pour la diffusion de la recherche canadienne.

La politique énonce que la Fédération s’attache à promouvoir et faciliter activement la publication en libre accès des livres subventionnés par le PAES.


Prix du Canada

NOUVEAUVidéos des Lauréat(e)s des Prix du Canada

Les Prix du Canada sont attribués chaque année aux meilleurs livres savants en sciences humaines et sociales ayant bénéficié du soutien financier du programme Prix d’auteurs pour l’édition savante (PAES). Les ouvrages des lauréats apportent une contribution exceptionnelle à la recherche, sont rédigés de façon intéressante et enrichissent la vie sociale, culturelle et intellectuelle du Canada.

À partir de 2017, deux prix de 5000 $ seront décernés chaque année :

  • Prix du Canada en sciences humaines et sociales
  • Canada Prize in the Humanities and Social Sciences
     

Prix du Canada 2017

Dernières nouvelles
Lauréats
Finalistes
Membres des jurys
Changements en 2017


Dernières nouvelles

Les lauréats des Prix du Canada 2017 sont dévoilés! Voir la liste complète ci-dessous. Pour en savoir plus, veuillez consulter le communiqué de presse, la trousse médias ou notre blogue.

Les lauréats seront célébrés au cours d’un événement spécial qui aura lieu pendant le Congrès 2017 des sciences humaines à l’Université Ryerson, dans l’après-midi de dimanche 28 mai. Cet événement sera ouvert au public. Cliquez ici pour plus de détails.

retour en haut de page


Lauréats des Prix du Canada 2017

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les lauréats des Prix du Canada 2017. Les lauréats de cette année sont :

Prix du Canada en sciences humaines et sociales

Mylène Bédard
Écrire en temps d'insurrections : Pratiques épistolaires et usages de la presse chez les femmes patriotes (1830-1840)
Presses de l’Université de Montréal

Citation du jury : Dans un style remarquablement accessible, Écrire en temps d’insurrections analyse les pratiques épistolaires des femmes patriotes durant la décennie 1830-1840 au Bas-Canada. L’analyse captivante pratiquée par Mylène Bédard sur des sources jusque-là inexploitées redonne aux femmes leur place en tant que sujets d’une période mouvementée de l’histoire canadienne. Ce nouvel éclairage transforme le récit historique officiel principalement établi autour de figures masculines du mouvement révolutionnaire patriote. Rigoureux et passionnant, cet ouvrage intéressera les spécialistes et un public canadien passionné d’histoire.

Mylène Bédard est professeure adjointe au Département de littérature, théâtre et cinéma de l’Université Laval. Elle est membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) et de l’équipe de « La vie littéraire au Québec ». Elle vient de faire paraître en collaboration avec Marie-Andrée Beaudet un ouvrage collectif intitulé Relire le XIXe siècle québécois à travers ses discours épistolaires aux éditions Nota bene. Une version remaniée de sa thèse de doctorat a paru en 2016 aux Presses de l’Université de Montréal sous le titre Écrire en temps d’insurrections : pratiques épistolaires et usages de la presse chez les femmes patriotes (1830-1840). Ses travaux en histoire littéraire et culturelle du Québec s’intéressent aux pratiques littéraires des femmes, aux genres de l’intime ainsi qu’à la presse.

 

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

 

Canada Prize in the Humanities and Social Sciences

Arthur J. Ray
Aboriginal Rights Claims and the Making and Remaking of History
McGill-Queen’s University Press

Citation du jury : Le remarquable ouvrage d’Arthur J. Ray est le fruit de trois décennies de travail au cours desquelles l’auteur s’est consacré à la recherche savante et au rôle de témoin expert dans des litiges liés aux droits des Autochtones canadiens et à leurs revendications territoriales. En comparant les méthodes autochtones de transmission de l’histoire à celles privilégiées par les disciplines universitaires comme le droit, l’histoire et l’archéologie, M. Ray illustre le fossé d’incompréhension entre la solide tradition orale des peuples autochtones et l’histoire consignée dans les sociétés européennes. En prenant pour exemples cinq pays au passé colonial, il montre comment la procédure accusatoire et l’organisation des espaces judiciaires ont façonné le savoir historique et les récits nationaux. Le jury propose Arthur J. Ray comme lauréat du Canada Prize pour son ouvrage Aboriginal Rights Claims and the Making and Remaking of History, qui représente une « contribution exceptionnelle à la littérature savante internationale ». 

Professeur émérite à la University of British Columbia, Arthur J. Ray est un géographe-historien qui a beaucoup écrit sur les peuples autochtones, leurs revendications et la traite des fourrures au Canada. Parmi ses récentes publications : Aboriginal Rights Claims and the Making and Remaking of History (2016), Telling It to the Judge (2011) et An Illustrated History of Canada’s Native People (4e édition parue en 2016). Pendant plus de 25 ans, il a été consulté à titre de témoin expert dans des affaires concernant les territoires et les droits issus des traités des Premières nations, ainsi que les droits des Métis, notamment les procès Horseman c. Regina (droits issus de traités, 1990), Delgamuukw c. la Colombie-Britannique (titre ancestral, 1997) et Regina c. Powley (droits des Métis, 2003), qui ont tous fait jurisprudence. Crédit photo : Michelle Blackwell.

 

Pour en savoir plus sur ce livre, visitez notre blogue.

Félicitations aux lauréats!

retour en haut de page


Finalistes pour les Prix du Canada 2017

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les finalistes pour les Prix du Canada 2017.

Les finalistes de cette année sont :

Prix du Canada en sciences humaines et sociales

Canada Prize in the Humanities and Social Sciences

Félicitations à tous les finalistes!

retour en haut de page


Les jurys des Prix du Canada 2017

La Fédération des sciences humaines a le plaisir de présenter les membres des jurys des Prix du Canada 2017.

Membres du jury : Prix du Canada en sciences humaines et sociales


 

 

 

 

 

Président : Pierre Anctil est professeur titulaire au Département d'histoire de l'Université d'Ottawa, où il enseigne l'histoire canadienne contemporaine. Il a reçu en 2014 le Prix du Canada en sciences humaines pour Jacob-Isaac Segal (1896-1954) : un poète yiddish de Montréal et son milieu (2012). Il est auteur de plusieurs livres, dont Les Juifs de Québec, 400 ans d'histoire (2015) en collaboration avec Simon Jacobs.

Caroline Caron est professeure agrégée au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais. Elle s’intéresse aux usages civiques des médias participatifs, aux rapports de genre dans les médias et les espaces publics numériques, ainsi qu’aux méthodes de recherche en sciences sociales. Ses recherches actuelles, qui bénéficient du soutien du CRSH et du FRQSC, portent sur l’activisme des adolescents canadiens sur la plate-forme YouTube, et sur le sexisme et la misogynie en ligne. Elle a complété une maîtrise en communication publique à l’Université Laval (2003), un doctorat en communication à l’Université Concordia (2009) et un stage postdoctoral à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa (2011). Ses articles ont paru dans les revues savantes Lien Social et PolitiquesCanadian Review of SociologyCommunication et Journal of Youth Studies. Son ouvrage Vues, mais non entendues. Les adolescentes québécoises et l’hypersexualisation (PUL, 2014) a obtenu le Prix du Canada 2016 en sciences sociales. Issue de sa thèse doctorale, cette recherche avait auparavant reçu le soutien des programmes de bourses doctorales du CRSH et de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. 

Ryoa Chung est professeure agrégée au Département de philosophie de l'Université de Montréal. Titulaire d'un diplôme de stage doctoral « pensionnaire scientifique étranger » à l'École Normale Supérieure de Fontenay/St-Cloud (Paris), elle a complété son doctorat en philosophie à l'Université de Montréal et effectua deux séjours de recherche à titre de « visiting scholar » à Columbia University et à la Harvard School of Public Health. Ses domaines de recherche sont l'éthique des relations internationales et la philosophie politique appliquée, notamment dans le domaine de la santé. Elle s'intéresse également aux perspectives féministes pour mieux les intégrer dans le champ de l'éthique internationale. Ses articles ont paru dans des revues telles que Critical Review of International Social and Political PhilosophyPublic Health Ethics, ainsi que dans des ouvrages collectifs tels que Bioethics in Canada (sous la co-direction de C. Weijer, A. Skelton and S. Brennan, Oxford University Press, 2013). Ryoa Chung a co-dirigé avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer l'ouvrage Éthique des relations internationales (Presses universitaires de France, 2013).

 

Frédérick Guillaume Dufour est professeur permanent au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Il est spécialiste de la sociologie politique et de la sociologie historique. Il s’intéresse notamment aux études comparatives portant sur les pratiques nationalistes, racistes et antisémites, ainsi qu’aux dimensions politiques des pratiques mémorielles au Canada et en Allemagne. Son dernier ouvrage est La sociologie historique : traditions, trajectoires et débats (PUQ, 2015)  

 

Membres du jury : Canada Prize in the Humanities and Social Sciences

Président : David E. Smith OC, MSRC, est actuellement professeur émérite invité à l’Université Ryerson et professeur émérite à la University of Saskatchewan. Il a enseigné au département de sciences politiques de cette dernière, à Saskatoon, de 1964 à 2004, et été président de l’Association canadienne de science politique. M. Smith a entre autres publié trois ouvrages, portant chacun sur l’une des composantes du Parlement, ainsi que d’autres ouvrages consacrés aux partis politiques, à la Constitution et au fédéralisme. Citons parmi ceux-ci The People’s House of Commons: Theories of Democracy in Contention (University of Toronto Press), récompensé en 2007 par le prix Donner attribué au meilleur ouvrage sur la politique canadienne. Le plus récent ouvrage de M. Smith, Across the Aisle: Opposition in Canadian Politics (2013), a quant à lui reçu en 2014 le Canada Prize in the Social Sciences.

Brian Young est professeur James McGill d’histoire du Canada émérite à l’Université McGill. Membre fondateur du Groupe d’histoire de Montréal, il est également membre actif du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ). Intéressé par la recherche ainsi que par l’enseignement de l’histoire et sa vulgarisation, M. Young a siégé aux conseils d’administration d’Histoire Canada, du Musée McCord d’histoire canadienne, du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC), de l’Institut d’histoire de l’Amérique française et de la Société historique du Canada. Il a été l’un des directeurs fondateurs de la série d’ouvrages History of Quebec / Études d’histoire du Québec, publiée par McGill-Queen’s University Press. Membre de la Société royale du Canada, M. Young a été à deux reprises lauréat du prix Lionel-Groulx, décerné annuellement au meilleur ouvrage sur l’Amérique française. Il a également obtenu, entre autres, une bourse de recherche Killam, le prix Gérard-Parizeau, ainsi que le Prix international du Gouverneur général en études canadiennes (2010). Son plus récent ouvrage, Patrician Families and the Making of Quebec - The Taschereaus and McCords, a remporté en 2016 le Canada Prize in Humanities décerné par la Fédération des sciences humaines. 

Les recherches et l’enseignement de Patricia Demers portent sur les débuts de la littérature féminine de l’ère moderne, sur les théâtres élisabéthain et jacobéen, sur la poésie du XVIIe siècle, sur le roman du XVIIIe siècle, sur les littératures biblique et enfantine, ainsi que sur la littérature féminine contemporaine. Mme Demers a été lauréate en 2005 de la University Cup de la University of Alberta, ainsi que du prix Sarah-Shorten de l’ACPPU, en 2008. Elle a été directrice de département, de 1995 à 1998, vice-présidente du CRSH, de 1998 à 2002, et présidente de la Société royale du Canada, de 2005 à 2007. Mme Demers s’est vu décerner en 2016 la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II.

Parmi ses récentes publications figurent The Beginning of Print Culture in Athabasca Country: A Facsimile Edition and Translation of a Prayer Book in Cree Syllabics (dir. et cotraduction, 2010), Travels and Tales of Miriam Green Ellis: Pioneer Journalist of the Canadian West (dir., 2013), ainsi qu’une édition annotée de Lady Anne Cooke Bacon’s Translation of Bishop John Jewel’s Apologia Ecclesiae Anglicanae (2016). Mme Demers a présidé le groupe d’experts de la Société royale du Canada, auteur du rapport L’avenir au présent : Les bibliothèques, les centres d’archives et la mémoire collective au Canada (2014).

 

Kathleen E. Mahoney, CR, est titulaire d’un baccalauréat en droit de la University of British Columbia, ainsi que d’une maîtrise en droit de l’Université de Cambridge. Elle a été professeure à la faculté de droit de la University of Calgary pendant plus de trois décennies. Mme Mahoney a été négociatrice en chef pour les peuples autochtones du Canada dans le cadre des négociations liées au génocide culturel dont ils ont été victimes, qui se sont soldées par la conclusion de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, le plus important accord d’indemnisation financière de l’histoire canadienne. Mme Mahoney a en outre été la principale architecte de la Commission de vérité et réconciliation, en plus de piloter les négociations qui ont conduit à la formulation des excuses historiques présentées par le Parlement canadien, ainsi que par le pape Benoît XVI au Vatican. Elle a été conseillère pour la Bosnie-Herzégovine dans le cadre des poursuites pour génocide engagées par celle-ci à l’encontre de la Serbie devant la Cour internationale de Justice, depuis lesquelles les viols de masse et les grossesses forcées sont considérés par les tribunaux comme des crimes génocidaires. La professeure Mahoney a obtenu nombre de prix et de distinctions. Elle est entre autres membre de la Société royale du Canada, conseillère de la reine et lauréate Trudeau. Elle est également titulaire d’une bourse Fulbright et d’une bourse encourageant la recherche en matière de droits de la personne de l’Université Harvard. Elle s’est aussi vu décerner la Médaille du Gouverneur général pour sa contribution à l’instauration de l’égalité au Canada.


Changements en 2017

La Fédération des sciences humaines a le plaisir d’annoncer que des changements seront apportés en 2017 aux Prix du Canada. À l’issue des célébrations du 25e anniversaire de ces prix prestigieux, le nombre de prix sera redimensionné de quatre à deux et la valeur de chaque prix doublera.

En 2017, deux prix de 5 000 $ seront décernés :

  • Canada Prize in the Humanities and Social Sciences
  • Prix du Canada en sciences humaines et sociales

« Ces changements reflètent l’interdisciplinarité inhérente aux sciences humaines et sociales et favoriseront la pollinisation croisée de nos disciplines qui est essentielle à la compréhension de qui nous sommes en tant que société », a déclaré Stephen J. Toope, président de la Fédération des sciences humaines.

Les jurys ont été annoncés au mois de Janvier et une longue liste sera rendue publique début 2017. Le nom des finalistes et des lauréats sera annoncé au printemps 2017 et une cérémonie de remise des prix se tiendra au cours du Congrès des sciences humaines 2017 à l’Université Ryerson, le 28 mai 2017.

[retour en haut de page]

À propos des Prix du Canada

Archives : Prix du Canada

Jury’s citation: Written in a highly accessible style, Écrire en temps d’insurrections examines the epistolary practices of patriot women in Lower Canada between 1830 and 1840. Mylène Bédard’s fascinating analysis of previously untapped sources recognizes the role of women during a turbulent period in Canadian history. The new insights recast the official historical narrative, which mainly centres around male figures in the patriot and reform movement. This engaging, well-researched book will appeal not only to specialists, but to Canadian history buffs of all stripes.

Mylène Bédard is an assistant professor at the Department of Literature, Theatre and Cinema of Laval University. She is a member of CRILCQ (Interuniversity Research Centre for Quebec Literature and Culture) and of the “Literary Life in Quebec” team. She collaborated with Marie-Andrée Beaudet on a collective work titled Relire le XIXe siècle québécois à travers ses discours épistolaires, recently published by Les éditions Nota bene. In 2016, a reworked version of her doctoral thesis was published by Les Presses de l’Université de Montréal under the title Écrire en temps d’insurrections : pratiques épistolaires et usages de la presse chez les femmes patriotes (1830-1840). Her work in Quebec literary and cultural history focusses on the literary practices of women, including their personal writings as well as published material.